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American Passages - Affiche

American Passages

Au lendemain de l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis, Ruth Beckermann part à la rencontre des Américains, pour savoir ce qu'il en est de leur "poursuite du bonheur" que stipiule leur Constitution. Elle appelle ses rencontres "passages", qui ne sont pas seulement géographiques, mais aussi machine à explorer le temps. Et comme l'écrit Charlotte Garson dans le catalogue Cinéma du réel 2011 : "Parfois , les coupes ont la brutalité des réalités relatées : d'une visite chez une millionnaire à une autre chez une femme expulsée, la violence provient bien du voisinage réel de ces extrêmes. L'endurance de la cinéaste à traverser les paysages et les strates sociales insufle cependant une mobilité vivifiante à ceux avec qui elle parle. Sa poursuite à elle est aussi désespérée et pleine d'espoir que la poursuite du bonheur dans la Constitution." «Enfin libres !», scande cette Afro-américaine ravie au lendemain de l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis. Sur le thème de la recherche du bonheur (inscrite dans la Constitution) à l’époque de la crise économique, le film part à la rencontre des Américains aux quatre coins de la fédération. De cette mosaïque de portraits, il y a beaucoup à comprendre, beaucoup à apprendre et à retenir. Malgré le peu de temps accordé à chacun, les personnages laissent tous leur empreinte, non seulement du fait de leur caractère ou spécificité, mais aussi par le jeu d’un montage acéré qui fait se succéder des situations antagonistes, les «passages» du titre : entre Noirs et Blancs, riches et pauvres, gagnants et perdants. Quel rapport entre une magistrate noire, un vétéran d’Irak, des pères adoptifs homosexuels, un souteneur accro au jeu ? Rien. Tout. L’Amérique.

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